Où suis-je en ce moment ? / Where am I at the moment ? >>
Mon projet: une collection de rouges / My project: a collection of reds
Collectionneuse de rouge
Mon desir est de reunir une collection de rouges glanes a travers le monde et de mettre ainsi a jour la presence de cette couleur, sa diversite chromatique, ses differences de perception, d'utilisation et de symbolique.
Mon projet a pour forme un inventaire dessine et ecrit des differents usages du rouge que ce soit dans les paysages naturels ou urbains, le monde vegetal, geologique ou animal, les elements architecturaux, typographiques ou rituels ou vestimentaires et jusqu'aux pigments utilises a meme la peau.
Mais les rouges "invisibles" ne sont pas exclus de ma collecte.
Parfois la perception de cette couleur est si differente d'un lieu a l'autre, qu'un lieu dit "rouge" apparait rose ou orange.
Parfois encore, le rouge n'est pas visible mais il est nomme: partout on appelle rouges des lieux qui ne le sont pas ("le fleuve rouge", "la mer rouge"...) soit qu'ils aient ete rouges ou que cette denomination revet une signification symbolique particuliere, voir politique. Le rouge, en effet, c'est aussi ce qui distingue les choses importantes, ce qui designe le danger (telle la "liste rouge des animaux en danger d'extermination) ou encore le desir ou l'interdit ("les quartiers rouges"). Rouge qui stigmatise. Rouge qui menace. Ces rouges aussi me serre le coeur et je veux les dire.
Cette collection est donc eclectique et libre car ma demarche est tout autant chromatique, graphique et precise que sensible, poetique et engagee.
Au fond, mon projet est une declaration d'amour au rouge.
Mais les rouges "invisibles" ne sont pas exclus de ma collecte.
Parfois la perception de cette couleur est si differente d'un lieu a l'autre, qu'un lieu dit "rouge" apparait rose ou orange.
Parfois encore, le rouge n'est pas visible mais il est nomme: partout on appelle rouges des lieux qui ne le sont pas ("le fleuve rouge", "la mer rouge"...) soit qu'ils aient ete rouges ou que cette denomination revet une signification symbolique particuliere, voir politique. Le rouge, en effet, c'est aussi ce qui distingue les choses importantes, ce qui designe le danger (telle la "liste rouge des animaux en danger d'extermination) ou encore le desir ou l'interdit ("les quartiers rouges"). Rouge qui stigmatise. Rouge qui menace. Ces rouges aussi me serre le coeur et je veux les dire.
Cette collection est donc eclectique et libre car ma demarche est tout autant chromatique, graphique et precise que sensible, poetique et engagee.
Au fond, mon projet est une declaration d'amour au rouge.
Pourquoi le rouge?
Les couleurs me passionnent et m'emeuvent depuis tres longtemps.
J'ai cependant realise a quel point j'avais plaisir a etre entoure de rouge. J'en ressens les vibrations plus que de toute autre couleur. Sa contemplation me procure une sensation quasi tactile et tout mon etre s'en trouve enveloppe, caresse, de mes pupilles jusqu'a mes pensees.
Le rouge me remplit de force, de joie, de desir.
Le rouge me murmure inspiration, feminite, energie, authenticite...
De ce plaisir a contempler le rouge est ne une curiosite croissante sur son utilisation d'une culture a l'autre. C'est une couleur qui porte une symbolique tres forte et tres constrastee et plus ma recherche avance plus elle devient riche et passionnante.
Le desir tres ancien de faire un tour du monde, ou tout au moins un tres long voyage, a rencontre ce desir de couleur, et l'idee de suivre un fil rouge particulier, qui n'appartienne qu'a moi, est ne.
Pourquoi ai-je decide de partir si longtemps?
Je pars pour voir. Voir quels changements vont s'operer en moi et sur le papier. je sais deja qu'au bout de quelques jours de voyage le geste se delie, plus rien ne pese, plus rien n'a d'importance que ces lignes, ces couleurs qui passent a travers moi et miraculeusement se posent sur le papier. Or jusqu'a maintenant mes plus longs voyages n'ont dure que quelques semaines. Si au bout de quelques semaines je pouvais rapporter autant, sentir autant, produire autant, alors quels accomplissements m'offriraient de donner, enfin, du temps au temps?
Mes carnets de voyage sont des parentheses essentielles dans ma vie, je ne travaille que pour repartir. Les voyages me nourrisent et constituent pour moi la plus grande source d'inspiration.
Quand le travail de graphiste exige de moi une rigueur et une ecoute de l'autre, de sa demande singuliere, une adaptation, des compromis, le dessin fait appel a une part de moi, plus instinctive, plus sensible, qu'il m'est devenue une necessite d'explorer jusqu'au bout.
Je pars aussi parce que c'est un reve depuis des annees. J'ai toujours eu beaucoup d'admiration pour les femmes que je rencontrais qui faisaient le tour du monde en solitaire. Et puis j'ai realise que le jour ou je mourrais, je voudrais me retourner sur ma vie et pouvoir me dire avec satisfaction: ca, je l'ai fait. Je suis assez peureuse, plutot inquiete, et de sante un peu fragile. Partir ainsi a l'aventure est un depassement de moi-meme et de mes peurs, un pied-de-nez a cette soi-disante fragilite. Le rouge c'est moi, c'est le meilleur de moi et ce voyage en contient un autre, interieur celui-la.
Je pars pour voir. Voir quels changements vont s'operer en moi et sur le papier. je sais deja qu'au bout de quelques jours de voyage le geste se delie, plus rien ne pese, plus rien n'a d'importance que ces lignes, ces couleurs qui passent a travers moi et miraculeusement se posent sur le papier. Or jusqu'a maintenant mes plus longs voyages n'ont dure que quelques semaines. Si au bout de quelques semaines je pouvais rapporter autant, sentir autant, produire autant, alors quels accomplissements m'offriraient de donner, enfin, du temps au temps?
Mes carnets de voyage sont des parentheses essentielles dans ma vie, je ne travaille que pour repartir. Les voyages me nourrisent et constituent pour moi la plus grande source d'inspiration.
Quand le travail de graphiste exige de moi une rigueur et une ecoute de l'autre, de sa demande singuliere, une adaptation, des compromis, le dessin fait appel a une part de moi, plus instinctive, plus sensible, qu'il m'est devenue une necessite d'explorer jusqu'au bout.
Je pars aussi parce que c'est un reve depuis des annees. J'ai toujours eu beaucoup d'admiration pour les femmes que je rencontrais qui faisaient le tour du monde en solitaire. Et puis j'ai realise que le jour ou je mourrais, je voudrais me retourner sur ma vie et pouvoir me dire avec satisfaction: ca, je l'ai fait. Je suis assez peureuse, plutot inquiete, et de sante un peu fragile. Partir ainsi a l'aventure est un depassement de moi-meme et de mes peurs, un pied-de-nez a cette soi-disante fragilite. Le rouge c'est moi, c'est le meilleur de moi et ce voyage en contient un autre, interieur celui-la.
L'autre voyage
Le rouge c'est l'envers, l'interieur, le secret. C'est la chaleur de l'alcove et la profondeur des volcans, le ballet ininterrompu des trefonds de mon corps.
Cette quete du rouge, ce labyrinthe que je trace sur la mappemonde trouve une trace plus profonde en moi. C'est un voyage vers l'autre cote de moi, vers le sensible, l'enfouit, ce que je garde dissimule et ce qui m'est encore inconnu, ce qui est le plus visceralement moi-meme. C'est la patiente fusion des pieces eparpillees qui me constituent. C'est le rouge initiatique, le rouge sorcier et vibrant d'une mise a jour, d'un retournement, d'une naissance a moi-meme dans toute la liberte de mon desir.
Le trajet
J'ai deja parcouru un grand nombre de pays d'Occident et j'ai pour desir - et grand bonheur - de me perdre, de ne rien comprendre.
Se perdre, ne rien comprendre, c'est retrouver un regard d'enfant, curieux, attentif, gourmand.
C'est la raison pour laquelle j'ai volontairement exclu les pays les plus familiers de mon parcours.
Mon budget etant restreint, mon etude se limite pour ce voyage a une serie de pays sur trois continents. Mais j'espere continuer ma recherche dans le reste du monde et plus specifiquement aupres des Indiens du Bresil, dans le reste de l'Afrique, en Europe aussi.
J'ai quitte la France en avril 2007. Mon voyage devrait inclure - tant que mon budget pourra me le permettre -
J'ai deja parcouru un grand nombre de pays d'Occident et j'ai pour desir - et grand bonheur - de me perdre, de ne rien comprendre.
Se perdre, ne rien comprendre, c'est retrouver un regard d'enfant, curieux, attentif, gourmand.
C'est la raison pour laquelle j'ai volontairement exclu les pays les plus familiers de mon parcours.
Mon budget etant restreint, mon etude se limite pour ce voyage a une serie de pays sur trois continents. Mais j'espere continuer ma recherche dans le reste du monde et plus specifiquement aupres des Indiens du Bresil, dans le reste de l'Afrique, en Europe aussi.
J'ai quitte la France en avril 2007. Mon voyage devrait inclure - tant que mon budget pourra me le permettre -
l'Inde
le Nepal
le Tibet
la Chine
la Thailande
le Japon
l'Australie
l'Afrique du Sud
Madagascar
le Kenya
et peut-etre la Namibie
(je me rendrais aussi au Vietnam, au Cambodge et en Afrique du Sud meme s'ils ne contiennent pas particulierement beaucoup de rouge mais parce qu'ils sont sur ma route)
La pratique du carnet
Le voyage, le dessin, la rencontre. Voila mes bonheurs.
L'habitude du carnet est nee aux Arts decoratifs il y a une quinzaine d'annees sous la tutelle d'un professeur extraordinaire et dont je peux dire qu'il a change ma vie: Zoran Orlic. Avec elle, est nee celle de croquer l'instant, l'esprit du lieu, l'emotion plutot que la ressemblance exacte. Ne pas reproduire mais temoigner.
La ligne et la couleur, le cadrage, sont les mots de mon vocabulaire.
Je dessine toujours d'apres nature car le moment meme du dessin est au mins aussi important que le dessin acheve. Parfoi je dessine une scene dans l'urgence, parce qu'i va pleuvoir ou que la nuit tombe, parce que les gens vont bouger d'un instant a l'autre. Je cheris ces parametres: cette urgence, autant que l'aquarelle, j'en fais mon outil. Parfois, au contraire, le temps s'etire et je peux me perdre dans les details d'une architecture ou d'un paysage: le geste de ma main se fait meditatif. Enfin il se passe toujours une multitude de choses autour de ma page blanche; les curieux qui s'agglutinent, les commentaires qui fusent, ls parfums qui flottent... la distance fiere qui se transforme parfois en complicite amusee. Parce que cela dure, parce que le resultat apparait peu a peu a peu sur la page, parce que ma position meme en devient vulnerable, dessiner sur le vif s'apparente a une performance. Cet aspect m'interresse et participe de ma demarche parce qu'il change mes rapports a l'environnement, aux gens, et m'oblige a prendre ma place.
Dessiner dans un pays etranger apporte une accuite extraordinaire. Je l'ai decouvert pendant mes voyages en solitaire (un tour d'Europe, plusieurs sejours en Egypte, un precedent sejour en Inde), les sens sont en eveil et l'instinct est appele a la rescousse de la raison qui ne comprend plus ni les mots ni les gestes. Il faut sentir. Sons, sensations, images, s'engouffrent en moi, bientot, dans une sorte de transe, je n'ai plus qu'a poser mon pinceau sur le papier.
Dessiner dans un pays etranger c'est trouver un confort particulier a se trouver perdu, a retrouver un regard d'enfant. Au bout du monde je ne comprends plus rien... or c'est dans ce flou que mon oeil est le plus aigu, que le pinceau sur le papier soudain danse, se libere. Je ne suis jamais aussi joyeuse et sereine que dans ces moments de grace inouie ou je me sens appartenir au monde.
Dessiner dans un pays etranger c'est trouver un confort particulier a se trouver perdu, a retrouver un regard d'enfant. Au bout du monde je ne comprends plus rien... or c'est dans ce flou que mon oeil est le plus aigu, que le pinceau sur le papier soudain danse, se libere. Je ne suis jamais aussi joyeuse et sereine que dans ces moments de grace inouie ou je me sens appartenir au monde.
Je dessine partout ou la couleur vibre: sur le bord des routes et dans les cafes, les bazards, dans les objets les plus banals comme dans les temples majestueux, dans les foules comme dans le paysage d'un corps.
Mais je veux aussi dessiner la ou l'humanite flanche et temoigner de la souffrance des Congolais dans la guerre, de la pauvrete des enfants des rues de Vanarasi, de l'isolement des femmes egyptiennes.
Ainsi, modestement et sans concession, rapporter ce que je vois, ce que j'apprends, ce qui me bouleverse ou m'entousiasme.
Mais je veux aussi dessiner la ou l'humanite flanche et temoigner de la souffrance des Congolais dans la guerre, de la pauvrete des enfants des rues de Vanarasi, de l'isolement des femmes egyptiennes.
Ainsi, modestement et sans concession, rapporter ce que je vois, ce que j'apprends, ce qui me bouleverse ou m'entousiasme.
Mes outils
L'aquarelle, l'encre de Chine et parfois aussi l'acrylique ou l'huile, sont mes outils.
Je travaille sur des carnets toiles de chez Sennelier. Le petit format du modele qui me convient me permet de le glisser dans une grande poche et donc de l'emporter partout sans qu'il ne m'encombre. Je dessine souvent dans des lieux publics ou je risque d'etre bousculee et dans des positions souvent plus que precaires: prendre un minimum de place m'assure d'etre moins bousculee en meme temps que d'etre tres discrete.
Enfin ces carnets cousus sont increvables: leurs pages cousues ne se defont pas au bout de quelques jours, leur couverture resistent a tout et notament a l'eau... et en plus elle est rouge!
Je n'ai pas appris l'aquarelle. Ma mere m'a offert la boite que j'utilise encore pour mes 19 ans et je ne savais pas m'en servir. Je suis allee voir un professeur en classe preparatoire pour lui demander de m'apprendre la technique mais il m'a explique, paternaliste et superieur, que c'etait tres complique, qu'il fallait d'avoir que je maitrise la gouache, l'acrylique, l'huile... et la, seulement, je pourrais me mettre a l'aquarelle. J'ai l'esprit de contradiction, je m'y suis donc mise tout de suite et toute seule et n'en fait donc pas du tout "comme il faut". En fait je l'utilise quasiment comme de la gouache, c'est a dire assez epaisse alors que l'aquarelle s'utilise diluee, transparente. Je choisis aussi de l'aquarelle tres pigmentee, tres opaque (Sennelier ou Winsor and Newton).
La base de mon dessin est faite au trait, directement a l'encre de Chine. Apres avoir renverse un nombre incalculable de bouteilles d'encre sur les parquets cires des plus beaux musees ou dans mon sac, j'ai trouve des stylo-pinceaux japonais destines a la caligraphie: ce sont de vrais pinceaux munis d'une cartouche d'encre de Chine. Leur seule limite est l'humidite ou la tres grande chaleur qui liquefie l'encre ou bien encore l'altitude: le changement de pression casse le pas de vis et l'encre bouillonne a l'exterieur...
Quand l'encre coule aisement mon trait est epais et bien noir. Peu a peu, au bout d'un certain nombre de dessins, le pinceau seche et mon trait est plus fin, plus gris, plus maniable. Voila pourquoi il y a des variations d'un dessin a l'autre. j'aime les deux matieres et j'aime que mon pinceau decide lui aussi de l'aspect de mon dessin. C'est une part de hasard qui sied bien au voyage, lui aussi dependant de nombreux parametres non maitrisables, ainsi qu'aux contrastes de ma personnalite qui me voit tantot douce et appliquee, tantot energique et passionnee. Tout m'appartient et me ressemble.
Le cerne noir vient de mon amour de la ligne. Et s'il faut parler d'influences elles iraient de Sandro Botticelli et Mucha, avec lesquels j'ai grandi, a la ligne claire de la BD, en passant par les gravures erotiques japonaises et Egon Shiele... mais aussi les arts populaires et l'impression textile!
L'aquarelle, l'encre de Chine et parfois aussi l'acrylique ou l'huile, sont mes outils.
Je travaille sur des carnets toiles de chez Sennelier. Le petit format du modele qui me convient me permet de le glisser dans une grande poche et donc de l'emporter partout sans qu'il ne m'encombre. Je dessine souvent dans des lieux publics ou je risque d'etre bousculee et dans des positions souvent plus que precaires: prendre un minimum de place m'assure d'etre moins bousculee en meme temps que d'etre tres discrete.
Enfin ces carnets cousus sont increvables: leurs pages cousues ne se defont pas au bout de quelques jours, leur couverture resistent a tout et notament a l'eau... et en plus elle est rouge!
Je n'ai pas appris l'aquarelle. Ma mere m'a offert la boite que j'utilise encore pour mes 19 ans et je ne savais pas m'en servir. Je suis allee voir un professeur en classe preparatoire pour lui demander de m'apprendre la technique mais il m'a explique, paternaliste et superieur, que c'etait tres complique, qu'il fallait d'avoir que je maitrise la gouache, l'acrylique, l'huile... et la, seulement, je pourrais me mettre a l'aquarelle. J'ai l'esprit de contradiction, je m'y suis donc mise tout de suite et toute seule et n'en fait donc pas du tout "comme il faut". En fait je l'utilise quasiment comme de la gouache, c'est a dire assez epaisse alors que l'aquarelle s'utilise diluee, transparente. Je choisis aussi de l'aquarelle tres pigmentee, tres opaque (Sennelier ou Winsor and Newton).
La base de mon dessin est faite au trait, directement a l'encre de Chine. Apres avoir renverse un nombre incalculable de bouteilles d'encre sur les parquets cires des plus beaux musees ou dans mon sac, j'ai trouve des stylo-pinceaux japonais destines a la caligraphie: ce sont de vrais pinceaux munis d'une cartouche d'encre de Chine. Leur seule limite est l'humidite ou la tres grande chaleur qui liquefie l'encre ou bien encore l'altitude: le changement de pression casse le pas de vis et l'encre bouillonne a l'exterieur...
Quand l'encre coule aisement mon trait est epais et bien noir. Peu a peu, au bout d'un certain nombre de dessins, le pinceau seche et mon trait est plus fin, plus gris, plus maniable. Voila pourquoi il y a des variations d'un dessin a l'autre. j'aime les deux matieres et j'aime que mon pinceau decide lui aussi de l'aspect de mon dessin. C'est une part de hasard qui sied bien au voyage, lui aussi dependant de nombreux parametres non maitrisables, ainsi qu'aux contrastes de ma personnalite qui me voit tantot douce et appliquee, tantot energique et passionnee. Tout m'appartient et me ressemble.
Le cerne noir vient de mon amour de la ligne. Et s'il faut parler d'influences elles iraient de Sandro Botticelli et Mucha, avec lesquels j'ai grandi, a la ligne claire de la BD, en passant par les gravures erotiques japonaises et Egon Shiele... mais aussi les arts populaires et l'impression textile!
The translation in English will soon be on line!








